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Disparitions récentes

  • Stella  SITONA KALIMULI

    Stella SITONA KALIMULI

    31/12/2011
    Bruxelles
    17 ans
    1m55
    Stella  SITONA KALIMULI

    Stella SITONA KALIMULI

    31/12/2011
    Bruxelles
    17 ans 1m55
    Corpulence mince - Visage allongé - Longs cheveux bruns - Yeux bruns - Grain de beauté sur le front
  • Dina  HAMOUMI

    Dina HAMOUMI

    20/03/2012
    Willebroek
    18 ans
    1m70
    Dina  HAMOUMI

    Dina HAMOUMI

    20/03/2012
    Willebroek
    18 ans 1m70
    * Corpulence forte * Cheveux foncés courts * Teint légèrement basané * Jeans noir, veste et bottes en cuir noir

Si vous avez des informations vous pouvez nous contacter :

au 116 000 (gratuit en Belgique).
au +32 2 475 44 99 depuis l'étranger (pas gratuit).

Ils sont accessibles 7/7 et 24/24

.

Questions générales

Qui êtes vous ?

Child Focus est la Fondation pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités. C'est une fondation d'utilité publique active tant au niveau national qu'international. L'organisation travaille en toute indépendance et n'a aucun compte à rendre aux autorités. Elle regroupe une quarantaine d'employés et s'appuie sur environ 1 800 volontaires qui s'investissent dans toutes les provinces.

Quelle est l'histoire de Child Focus ?

En juin 1996, soit un an après la tragique disparition de Mélissa et de Julie, Jean-Denis Lejeune, le papa de Julie prend connaissance de l'existence du National Center for Missing and Exploited Children, à Washington aux Etats-Unis. Il se rend sur place pour en étudier le fonctionnement. Son idée était de s'inspirer de ce concept et de l'adapter à notre pays car, selon lui, dans l'affaire Dutroux, trop de dysfonctionnements et un manque flagrant de moyens ont perturbé les enquêtes policières et judiciaires. Le 20 octobre 96, le jour de la Marche Blanche, au nom d'un comité de parents victimes d'une disparition d'enfant, il a sollicité l'aide du Premier Ministre Jean-Luc Dehaene en vue de la création d'un Centre similaire. Le 31 mars 98, la Fondation Européenne pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités était opérationnelle sous le nom de Child Focus..

Quelle est la mission de Child Focus ?

La mission de Child Focus comporte deux domaines d'action : la disparition et l'exploitation sexuelle des enfants. Sur ces deux terrains, Child Focus s'occupe aussi bien de la prévention que de la prise en charge.
En matière de disparition d'enfants, nous traitons les dossiers de:
  • Fugues
  • Enlèvements parentaux internationaux
  • Disparitions de mineurs étrangers non accompagnés (MENA)
  • Enlèvements par des tiers
  • Disparitions non définies

En matière d'exploitation sexuelle d'enfants, nous traitons les dossiers de :

  • Abus sexuel (extrafamilial et intrafamilial)
  • Abus sexuel via les nouvelles technologies
  • Exploitation sexuelle organisée (traite des enfants, prostitution enfantine et tourisme sexuel)
  • Images d'abus sexuel sur Internet (pornographie enfantine)
  • Demandes et problèmes en rapport avec la sécurité en ligne des enfants

Le point incontournable de notre activité est le 116000, un numéro d'urgence accessible sept jours sur sept, 24 heures sur 24 dans les différentes langues nationales. Grâce à ce numéro gratuit, toute personne peut signaler une disparition, un enlèvement ou un abus sexuel d'enfant. Les conseillers professionnels de Child Focus recueillent aussi les témoignages susceptibles d'aider à retrouver des enfants disparus.

Parallèlement à nos campagnes de recherches (affichage, vignettage, médias), nous soutenons les victimes et/ou leurs parents. Nos spécialistes (psychologues, assistants sociaux, criminologues,...) accompagnent les parents lors des moments difficiles qui suivent la disparition de leur enfant. Ils leur apportent un encadrement psychologique et répondent à leurs questions pratiques. Ainsi, ils les tiennent informés du déroulement de l'enquête et du fonctionnement du milieu judiciaire. Ils veillent aussi à ce qu'aucune information importante n'échappe à la vigilance des enquêteurs. Enfin pour les cas d'abus sexuels, les conseillers professionnels de Child Focus écoutent, orientent et guident les victimes et/ou les parents de celles-ci en collaboration avec les autorités et les dirigent vers les services d'aide spécialisés.

Qu'entendez-vous par "campagne d'affichage" ?

Vous avez certainement déjà aperçu une affiche de Child Focus avec la photo et les caractéristiques d'un enfant porté disparu dans une gare, une station métro,... Si nous l'estimons pertinent, nous pouvons recourir à plusieurs dispositifs d'affichage. Par le biais de nos volontaires, nous pouvons afficher dans les magasins mais nous avons également des accords de collaboration avec des chaînes de supermarchés et les transports publics. Ainsi, nous avons la capacité d'afficher à n'importe quel endroit du royaume si cela s'avère nécessaire.

Qu'entendez-vous par " campagne de vignettage " ?

A la place de l'affichage, nous mettons plus fréquemment à disposition des volontaires, des services de police ou des agents de sécurité, des petites "vignettes". Il s'agit de mini-affiches avec la photo de l'enfant, faciles à glisser dans un portefeuille. Cette méthode, moins connue du grand public, assure en effet une plus grande discrètion dans la recherche. C'est souvent nécessaire dans les cas de fugues.

En résumé, qu'offre Child Focus ?

  • Un numéro d'urgence gratuit : 116 000
  • Un point de contact civil pour la pornographie enfantine sur Internet stopchildporno.be
  • Un site web avec des astuces pour un Internet sûr à destination des enfants, des jeunes, des parents et des enseignants clicksafe.be
  • Un site web avec des informations concernant des enfants disparus childfocus.be
  • Une gestion professionnelle des dossiers de disparition ou d'exploitation sexuelle
  • L'encadrement des victimes / des parents
  • La production et la diffusion d'affiches et de vignettes
  • Un véhicule d'intervention pour, par exemple, imprimer des affiches localement
  • Une étroite collaboration avec la police et la justice
  • La réorientation vers des services d'aide (et veiller à ce que l'aide soit effectivement apportée)
  • Un réseau international via la Fédération pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités (Missing Children Europe)
  • Une communication permanente avec la presse écrite, la radio et la télévision
  • Un fond financier pour les victimes.

Quelle est la structure de Child Focus ?

Environ la moitié des collaborateurs professionnels de Child Focus se chargent du suivi des dossiers et du soutien aux parents, aux proches. Ces collaborateurs sont sans exceptions des personnes qualifiées dans diverses spécialités telles que la psychologie, la criminologie, le droit, l'assistance sociale.

L'autre moitié des collaborateurs réalisent des études, des campagnes de prévention et de communication, des récoltes de fonds et naturellement les traditionnelles tâches administratives.

Le travail de Child Focus est divisé en deux départements thématiques: 'Disparitions' et 'Exploitation sexuelle et e-Safety'.  Au sein de ces deux départements, nous distinguons le travail opérationnel (point de contact) et le centre d'expertise (étude, prévention et politique de travail).  De plus, il existe un département Communication et un département Finances et ressources.

La Mission Statement de Child Focus

Le Centre Européen pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités, opérant sous le nom de Child Focus, est une fondation de droit belge reconnue d'utilité publique.
Child Focus agit en toute indépendance, uniquement dans l'intérêt des enfants.

Tant sur le plan national qu'international, il a pour mission d'une part, le support actif dans les enquêtes de disparition, d'enlèvement ou d'exploitation sexuelle d'enfants et d'autre part, la prévention et la lutte contre ces phénomènes.

Child Focus appuie et stimule l'enquête ainsi que les démarches judiciaires, s'assure du suivi des cas qui lui sont confiés et participe à l'encadrement des victimes

Child Focus collabore de manière complémentaire avec les acteurs officiels et privés concernés.

Sur base de son activité, Child Focus acquiert une expertise lui permettant de stimuler et de développer des initiatives qui ont pour but d'améliorer la situation des victimes et de faire évoluer le cadre légal, les mentalités et les
et les comportements.

Child Focus évalue son fonctionnement en permanence et est attentif à tout élément susceptible d'enrichir sa réflexion.

L'équipe de Child Focus est liée par le secret professionnel et son travail est fondé sur l'engagement personnel de chacun de ses collaborateurs.

Qu'entend-on par 'disparition inquiétante' ?

Child Focus et la police appliquent un certain nombre de critères. Lorsqu'une disparition répond à l'un ou plusieurs des critères suivants, elle est considérée comme inquiétante.

 

  • La personne disparue a moins de 13 ans.
  • La personne disparue présente un handicap mental ou physique ou manque d'autonomie.
  • La personne disparue suit un traitement médical ou doit prendre des médicaments.
  • La personne disparue se trouve peut-être en danger de mort.
  • La personne disparue se trouve peut-être en compagnie de tiers qui pourraient constituer une menace pour son bien-être ou risque d'être la victime d'un fait délictueux.
  • L'absence du jeune est en contradiction totale avec son comportement habituel.

 

Combien d'enfants disparaissent chaque année ?

Child Focus ouvre chaque année entre 1 500 et 2 000 nouveaux dossiers concernant environ 2 300 enfants. Les causes de la disparation peuvent varier d'un cas à l'autre. Il peut s'agir d'une fugue, d'un enlèvement parental international, d'un enlèvement criminel ou encore, d'une disparition inexpliquée.

Combien d'enfants sont retrouvés ?

Presque tous. Concernant les fugueurs, la majorité d'entre eux sont retrouvés sains et saufs endéans la semaine (plus de la moitié après un ou deux jours). Quelques-uns restent introuvables pendant de longs mois. Les enlèvements parentaux internationaux sont des dossiers complexes à résoudre mais le dénouement est souvent heureux. La majorité des enlèvements criminels se terminent bien. Par contre, on parvient rarement à retrouver les mineurs étrangers non accompagnés (principalement ceux originaires d'Afrique ou d'Europe de l'Est).

A peu près un tiers des dossiers de disparitions (excepté les enlèvements parentaux internationaux et les mineurs étrangers non accompagnés) peuvent être cloturés après un jour car l'enfant a été retrouvé. Après une semaine, 4 enfants sur 5 sont retrouvés. Enfin, à peine 1 enfant sur 300 disparait pendant 6 mois ou plus.

Que se passe-t-il lorsqu'une disparition est signalée ?

La plupart du temps, une disparition est signalée via le numéro d'urgence gratuit 116 000. Plus d'une fois sur deux, c'est le père ou la mère qui appelle. Dans une moindre mesure, le signalement se fait par un autre membre de la famille (7%) ou l'enfant lui-même (3%). Environ un tiers des dossiers est signalé par la police ou la justice. Si l'appelant le souhaite, un dossier peut être instantanément ouvert. Environ 60% des dossiers sont ouverts durant la nuit, le week-end ou en dehors des heures de bureau (ces chiffres ne concernent pas les enlèvements parentaux internationaux et les mineurs étrangers non accompagnés).

Le "Responsable accueil" qui reçoit le premier appel va de suite tenter de distinguer le type de disparition dont il est question. Dans environ 70% des cas, il s'agit de mineurs qui quittent volontairement, et sans autorisation, leur domicile. Mais ces disparitions peuvent aussi être inquiétantes. Une fois le type de disparition définit, l'appel est transféré à un conseiller spécialisé.

Notre première mission est d'encadrer les parents car ceux-ci se sentent désemparés face à la disparition de leur enfant. L'aide de crise est apportée aussi bien par téléphone que sur place, si cela s'avère nécessaire. Une bonne information est cruciale :

  • pour offrir aux parents un peu de réconfort ;
  • pour leur expliquer la suite des évènements ;
  • pour expliquer le fonctionnement de la justice et de la police ;
  • pour leur donner des réponses à des problèmes pratiques. Une question qui revient avec régularité : que va couter cette action de recherche avec l'implication de la police, des pompiers, des plongeurs et des hélicoptères ? Vais-je devoir payer ? Nous pouvons alors les rassurer en leur garantissant que l'état prend ces frais en charge ;
  • pour leur suggérer des idées quant aux actions qu'ils peuvent entreprendre eux-mêmes ;
  • pour les assister dans les contacts avec la presse, la radio et la télévision ;
  • pour pouvoir les orienter, si nécessaire, vers des services d'aide spécifiques après la résolution de la disparition ;
  • et encore bien plus...
A côté de cela, il y a la tâche opérationnelle qui consiste à informer le grand public de la disparition, notamment par le biais d'affiches.

 

Pourquoi utilisez-vous des affiches ?

Chaque disparition d'enfant est différente. La police a la responsabilité de rechercher activement tout enfant disparu mais l'aide de la population est souvent la bienvenue. Dans ce cas, il est primordial que les gens soient rapidement informés et qu'ils puissent voir la photo de l'enfant recherché. Les affiches servent donc d'appui à l'enquête et à impliquer Monsieur et Madame tout le monde. Une autre fonction primordiale des affiches est de faire connaître le numéro d'urgence 116 000 qui recueille les éventuels témoignages, de jour comme de nuit. Ces témoignages sont transférés sans délai à la police.

Dans certains pays, les avis de disparition sont sur des boites de lait. Pourquoi pas en Belgique ?

Lorsqu'un enfant est retrouvé, Child Focus procède systématiquement à un désaffichage minutieux pour préserver la vie privée de l'enfant et de sa famille. Si nous ne le faisions pas, des témoignages continueraient à affluer via notre numéro d'urgence et l'enfant ou/et ses proches seraient sans cesse interpellés. Ces interpellations peuvent particulièrement blesser les membres de la famille si l'enfant a été retrouvé sans vie. Ce retrait, essentiel, de l'avis de disparition serait impossible à effectuer avec les boites de lait car celles-ci peuvent être longtemps conservées par leurs acquéreurs.

Comment se déroule un affichage ?

Chaque disparition est suivie par un responsable de Child Focus, un "Conseiller opération". Cette personne décide du moment et du lieu où il convient d'afficher. Ensuite, une réaction en chaine se déclenche : la photo est préparée, la description des caractéristiques physiques et vestimentaires de l'enfant est mise au point, et les affiches sont imprimées. La diffusion se fait soit par les volontaires Child Focus, soit par des organisations partenaires ou entreprises. Ce sont par exemple toutes les sociétés de transport public ou les principales chaines de supermarchés. L'endroit choisi pour un affichage est toujours bien étudié et est particulièrement ciblé : une ville précise, une province ou encore un axe de circulation déterminé. Un affichage est rarement exécuté au niveau national. Vu que Child Focus entreprend plus ou moins 150 affichages par an, cela serait contre-productif : une trop grande abondance d'affiches ne capterait plus l'attention du public.

Pourquoi n'affiche-t-on pas systématiquement ?

S'il est acquis avec certitude que l'enfant se situe à l'étranger, un affichage en Belgique n'aurait aucun sens. D'autre part, l'affichage peut avoir, dans certains cas, un effet pervers. Par exemple, un jeune en fugue qui se sait recherché dans une ville peut être tenté de se réfugier dans une autre. Ce qui compliquerait les recherches. Enfin, un affichage public peut parfois être jugé trop stigmatisant pour l'enfant. Dans tous ces cas de figures, d'autres procédés de recherche, discrets mais très efficaces, sont mis en place.

La progression du numérique rendra-t-elle l'engagement des volontaires superflu ?

La réponse à cette question est claire et nette :  non ! . En cas de disparitions d'enfants, nous aurons toujours besoin de nos volontaires pour apposer des affiches et distribuer des vignettes (mini-affiches distribuées à un réseau déterminé de personnes). Par ailleurs, ces vignettes n'existent par définition que sur version papier. De plus, il est impossible de diffuser des affiches par voie numérique dans toutes les rues de Belgique.
La télévision, Internet, les écrans électroniques de la Loterie Nationale, Child alert  et d'autres technologies de communication ont certes une très grande valeur ajoutée mais ils sont destinés à faciliter le travail des volontaires et non à les remplacer.

Que signifie l'expression : abus sexuel d'enfants ?

L'expression "abus sexuel d'enfants" désigne tout contact ou toute interaction (visuelle, verbale ou psychologique) par lesquels un adulte se sert d'un enfant ou d'un adolescent pour se stimuler sexuellement, lui ou une autre personne. L'enfant est soumis, sous la contrainte, par la violence ou la séduction, à des activités sexuelles qu'il n'est pas en mesure de comprendre en raison de son âge et de son développement psycho-sexuel.

Il s'agit d'exhibitionnisme, images ou propos pornographiques, caresses, baiser, attouchements, demande de masturbation, tentatives de viols ou viols. Dans tous les cas, commis au sein de la famille ou par une personne extérieure, c'est un abus de pouvoir qui laisse de sérieuses séquelles psychologiques à l'enfant s'il n'est pas pris en charge à temps.

L'abus sexuel d'enfants est-il fréquent ?

Cette problématique est entourée d'une zone d'ombre. Il n'existe pas de statistiques précises et ce sujet était encore tabou dans un passé récent. A présent, le problème est davantage considéré, au sein des écoles, des associations d'aide et de la police. Les enfants disposent également d'une plus grande palette de canaux de communication et d'opportunités pour en parler (même si dans les faits il est encore rare qu'ils se confient. Ils le font le plus souvent à l'âge adulte). Un cas de maltraitance sur cinq correspond à un abus sexuel. Dans 2/3 des cas, il s'agit d'abus sexuel intrafamilial, donc au sein ou dans le cadre de la famille. Dans le tiers restant, il s'agit d'abus sexuel extra-familial.

Que fait Child Focus lorsque l'abus sexuel d'un enfant est signalé ?

Le conseiller n'offre pas de traitement thérapeutique mais vous assure un encadrement pour vous aider à trouver la solution la mieux adaptée à votre situation. Avec lui, vous examinerez deux possibilités d'action : la procédure judiciaire et/ou l'encadrement thérapeutique.

Encadrement thérapeutique

L'abus sexuel peut occasionner à votre enfant des dommages psychologiques ou d'ordre neurobiologique susceptibles d'entraver son développement et son épanouissement. Des symptômes de l'abus peuvent ainsi se révéler à court ou à long terme : perte de confiance en soi, aversion pour l'intimité sexuelle, dépression, sentiments de culpabilité et de honte, vulnérabilité face aux difficultés de la vie, cauchemars...

Mais ces troubles ne sont pas irréversibles si votre enfant est pris en charge sans tarder. Outre votre soutien, un encadrement thérapeutique peut l'aider à surmonter cette épreuve et à retrouver un équilibre.

Pour obtenir l'aide appropriée, il convient de s'adresser à des professionnels dans le traitement des abus sexuels. Si vous ne savez vers qui vous tourner, le Conseiller peut vous orienter vers une organisation et/ou une personne apte à vous venir en aide.

Si l'abus sexuel de votre enfant ébranle toute la structure familiale, un accompagnement professionnel de tous les membres de la famille est souhaitable.

Procédure judiciaire

Parallèlement à l'encadrement psychologique, vous avez la possibilité de lancer une procédure judiciaire via le dépôt d'une plainte à la police. Le Procureur du Roi décidera de poursuivre ou non l'auteur de l'abus.

Il vous est également possible de vous constituer partie civile. Par cet acte, vous demandez au juge de se prononcer sur l'indemnisation que vous demandez. Si l'auteur a été condamné à une peine de prison, vous serez informés de la date à laquelle cette peine de prison prend fin. En qualité de partie civile, vous aurez également le droit de demander une enquête judiciaire si vous n'êtes pas d'accord avec le classement sans suite de l'affaire par le parquet. De plus, vous pouvez obtenir un droit de regard sur le dossier et demander des devoirs d'instruction. La constitution de partie civile est une procédure payante.

Si vous voulez obtenir de plus amples informations sur les procédures, veuillez consulter un avocat ou le service d'accueil des victimes du parquet. Le site avocat.be vous permet d'obtenir des informations concernant une aide de première ligne (aide juridique) ou de deuxième ligne (avocat pro deo) totalement ou partiellement gratuite. Assurez-vous que votre assurance familiale couvre l'aide juridique.

Si vous craignez de vous perdre dans les dédales du système judiciaire, n'hésitez pas à faire appel à l'un des Conseillers de Child Focus.

Quels sont les risques d'Internet ?

Internet est une source d'information et de plaisir, un outil de communication permettant de nouer et d'entretenir des liens d'amitié,... Ces éléments contribuent à l'épanouissement individuel des enfants et des adolescents et nous ne devons pas l'oublier. Cependant, l'utilisation d'Internet n'est pas sans risque. Les enfants peuvent y faire de mauvaises rencontres. Certains adultes malintentionnés se font en effet passer pour des enfants dans des forum de discussion et tentent de manipuler leurs jeunes interlocuteurs. Les adolescents ont parfois un comportement indécent devant leur webcam (striptease,...), les images peuvent être enregistrées et diffusées. Des images violentes circulant sur la toile sont également susceptibles d'heurter les jeunes esprits,...

Child Focus lutte activement contre la pornographie enfantine sur le Net et via son site clicksafe.be donne un maximum de conseils pour ne pas tomber dans les pièges du Net.

Comment protéger les enfants sur Internet ?

  • S'intéresser aux activités des enfants sur Internet.
  • Etablir des règles en vue d'un usage sécurisé.
  • Les inviter à parler avec eux s'ils rencontrent quelque chose qui les met mal à l'aise
  • Ne pas communiquer de données privées ou d'images à des personnes inconnues.
Plein d'autres astuces sur clicksafe.be !

Qu'entend-on par "pornographie enfantine" ?

Ce sont des images, des photos, des films ou des imprimés qui exposent des enfants sexuellement abusés. Ces visuels sont de plus en plus répandus sur Internet.

On distingue trois formes de pornographie enfantine sur Internet :

  • la pornographie enfantine, au sens propre du terme, qui montre des images d'enfants à caractère pornographique
  • la pseudo pornographie enfantine qui montre des photos d'enfants issues de trucages réalisés par des techniques informatiques (des images d'adultes sont remplacées par celles d'enfants)
  • la "child erotica" par laquelle sont montrées des images d'enfants nus à caractère érotique ou à peine vêtus.
Si vous tombez par hasard sur des images de pornographie enfantine, n'hésitez pas à le signaler à stopchildporno.be.

 

Puis-je travailler comme volontaire pour Child Focus ?

Oui, Child Focus table sur un réseau de volontaires pour apposer des affiches (ou distribuer des vignettes) d'enfants disparus.

Dans certains arrondissements (Namur, Dinant, Tendermonde, Anvers, Nivelles,...) nous sommes activement à la recherche de volontaires supplémentaires. Nous demandons à chaque volontaire qu'il/elle signe les règles d'or, c'est-à-dire un ensemble d'accords de base. En outre, nous exigeons, en fonction des activités, une attestation de bonne vie et moeurs.

Comment puis-je prévenir une disparition (par ex. lorsque je me promène avec mes enfants dans un environnement inconnu) ?

Un instant suffit et l'enfant disparait du champ de vision des parents. Lors d'une promenade dans un bois ou dans un centre commercial, cela peut arriver très vite. Pour cette raison, nous vous recommandons d'établir des accords clairs avec votre enfant.

 

  • Désignez ensemble un endroit (un arbre particulier, un grand bâtiment, une statue...) qui fera office de point de rendez-vous si vous vous perdez de vue. Si cela n'est pas possible ou si l'enfant ne se souvient pas du lieu de rendez-vous, dites-lui que c'est à vous de partir à sa recherche et qu'il est préfèrable qu'il vous attende sans se déplacer.
  • Munissez votre enfant d'une carte ou d'un bracelet avec votre nom, vos numéros de téléphone et adresse (de vacances). Ainsi, les adultes qui pourraient croiser votre enfant égaré agiront rapidement et avec efficacité.
  • Habillez votre enfant de couleurs vives pour une excursion : il ne passera pas inaperçu dans la foule.
  • Apprenez à votre enfant que les personnes avec un uniforme ou une tenue de travail spécifique : agents de police, facteurs, caissières, personnel de la Croix-Rouge..., servent et protègent la population. S'adresser à ces personnes en cas de problème doit impérativement devenir un réflexe spontané dans l'esprit de votre chérubin.

 

Que faire si un enfant disparait ?

Interrogez d'abord les autres adultes à proximité, interpellez ensuite les inconnus et demandez-leur s'ils n'ont pas vu l'enfant. Pensez également que la conception de l'environnement par un adulte diffère considérablement de celle d'un enfant. Si vous vous accroupissez, vous aurez approximativement le même angle de vue que votre bambin. Peut-être verrez-vous alors le trou dans la haie que vous ne voyiez pas en station debout. Si vous ne le trouvez pas rapidement, contactez la police via le 101 et Child Focus au 116 000. Ces numéros sont gratuits. Le numéro d'urgence de Child Focus à partir de l'étranger est le + 32 2 475 44 99. Le numéro international de la police est le 112.

Pourquoi Child Focus reçoit-il tant d'aide des entreprises ?

Depuis sa création, Child Focus peut compter sur le soutien du grand public mais aussi des entreprises. Le concept d'entreprise citoyenne est en vogue. C'est à dire une entreprise qui ne se contente pas de générer des bénéfices pour ses actionnaires mais aussi pour apporter sa pierre à l'édifice d'une société où il fait bon vivre. Les sociétés désireuses d'assumer leur responsabilité sociétale en s'intèressant au sort des enfants, s'orientent souvent vers Child Focus. De nombreuses entreprises soutiennent Child Focus financièrement ou en nature. Pour la diffusion d'affiches, la Fondation peut également tabler sur l'aide de nombreuses petites ou grandes entreprises.

Comment puis-je aider Child Focus ?

Il y a de nombreuses manières d'aider Child Focus.

  • Vous pouvez parler de Child Focus à des amis ou voisins
  • Vous pouvez faire un achat à l'occasion de la Journée Internationale des Enfants Disparus (25 mai)
  • Vous pouvez porter un myosotis lors de cette journée.
  • Vous pouvez faire un don unique ou permanent
  • Vous pouvez suggérer au sein de votre entreprise de soutenir ou sponsoriser Child Focus
  • Vous pouvez parler de la prévention sur internet aux enfants et adolescents de votre entourage (clicksafe.be)
  • A chaque fois que vous voyez une affiche, vous pouvez aider à chercher l'enfant disparu
  • Vous pouvez mentionner Child Focus dans votre testament - pour cela prenez contact avec votre notaire ou avec les responsables de Child Focus : Anne Van Lindt ou Nathalie Fallon au numéro 02 475 44 11
  • Vous pouvez aider votre enfant à faire un exposé sur Child Focus.

Où puis-je trouver Child Focus ?

Child Focus est implanté dans un bâtiment de Belgacom, en face du Stade Roi Baudouin à Bruxelles.
Avenue Houba de - Strooper, 292
1020 Bruxelles - Laeken
Tel +32 2 475 44 11
Numéro d'urgence 116 000
childfocus.be